La gestion participative en entreprise

La gestion participative en entreprise:
la démocratie directe dans un moteur à 4 temps!

Pour que le moteur de votre voiture tourne, le combustible et l’air doivent être comprimés dans les cylindres dans une proportion précise et l’étincelle doit apparaître juste quand il faut, sans parler des soupapes et autres organes qui doivent fonctionner pile au bon moment.

La gestion participative en entreprise, qui organise la prise de décision directe et démocratique par les travailleurs, c’est comme un moteur à explosion à 4 temps. Il peut donner toute sa puissance si l’on prend soin de bien le régler et l’entretenir. Négliger un seul de ces éléments et le moteur ne tourne pas. Par contre, quand ça tourne, quelle force !

Moteur

Nous constatons que la gestion participative favorise la poursuite de l’intérêt général. Le recours à l’intelligence collective permet de trouver des solutions créatives, sensées, acceptées par toutes et tous, et orientées vers l’intérêt du plus grand nombre de participants.

Le premier temps, c’est d’abord d’y croire.

Fuel

C’est être convaincu que tous les travailleurs ont les capacités pour participer à la gestion de leur entreprise et que la mise en commun de ces capacités garantit le projet collectif et la qualité de la gestion.

Les gens apportent le combustible, l’énergie. Pour cela il faut donner du sens à leurs actions, à leur travail.

Le deuxième temps, c’est la manière dont est géré l’argent.

L’argent n’est pas le but en soi, mais un outil au service de l’entreprise et des travailleurs. Dans le groupe Terre, le capital de l’entreprise est majoritairement neutre. Il appartient au minimum à 51% à l’entreprise elle-même. Les travailleurs ont l’usufruit de ce capital. Ils peuvent décider à quoi sera affecté le résultat financier de leur entreprise. Il s’agit de mettre en place les mécanismes qui permettent à la majorité des travailleurs de participer aux décisions stratégiques, politiques ou opérationnelles, peu importe leur poids financier dans l’entreprise.

Oxygène

D’autre part, les salaires doivent être justes, décents et reconnaître l’implication de chacun. La politique salariale est transparente et concertée. L’argent est donc l’oxygène qui va enrichir le mélange énergétique.

Le troisième temps,  c’est l’empowerment.

Spark

L’empowerment, c’est l’étincelle qui met le feu au mélange. En français, on traduit cela par le renforcement des capacités dans l’action. Prendre des décisions qui engagent l’entreprise n’est ni aisé ni courant. Il faut être en mesure de prendre du recul, être prêt à en débattre, s’informer et se sentir responsable. L’empowerment est le seul moyen qui amène toutes les personnes impliquées à acquérir les compétences et les capacités de participer en connaissance de cause.

Mais l’empowerment n’est pas qu’un moyen. Il est aussi  l’objectif de la gestion participative, puisque l’être humain y est au centre des préoccupations. Le monde du travail constitue un endroit approprié pour l’exercice de la citoyenneté à travers la prise de décision. Puisque chaque travailleur a la possibilité d’élargir son rôle de fournisseur de travail à celui de décideur, il s’approprie le monde qui l’entoure et devient un acteur pour le transformer, le rendre plus humain.

Le quatrième temps, ce sont les liens et la synchronisation entre tous les organes mécaniques et électriques.

On assimile parfois la gestion participative à l’anarchie. Or, la gestion participative en entreprise, ça ne s’improvise pas, ça s’organise. On ne décide pas n’importe quoi n’importe comment et n’importe quand. Cette organisation, ce sont les rouages, les courroies, les connexions, les câbles et les chaînes du moteur.

Des lieux clairs et précis de débat, de décision, d’évaluation, de concertation, de formation et d’information sont prévus. Des personnes et des équipes vérifient que les décisions qui ont été prises sont bien appliquées. En somme, la gestion participative en entreprise implique une gouvernance adaptée.  Cela oblige à innover sur des champs tels que la politique du personnel (GRH), les techniques d’animation, la conduite des Conseils d’administration, d’Assemblées générales ou de comités de prévention et de protection au travail.

Rouages